L’homme idéal existe. il est québécois de Diane DUCRET - Avis littéraire

mardi 26 septembre 2017

Aujourd'hui, je vais vous parler d’une de mes lectures plus si récente que ça. Il s’agit du roman de Diane DUCRET intitulé « L’homme idéal existe. Il est Québécois. » (merci maman Noël!!!)

l-homme-ideal-existe-il-est-quebecois-DIANE-DUCRET

J’ai été tout de suite séduite par le synopsis et, comme j’avais envie d’une romance, je me suis lancée!

Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Le hic, c’est qu’il vit au Canada. Mais quand on rencontre l’oiseau rare, un Apollon en chair et en os, en humour et en gentillesse, on fait le voyage. Même quand on est une phobique de l’engagement et qu’on a une peur bleue de l’avion. L’amour mérite bien quelques sacrifices et… quelques épreuves. Pas facile pour cette Parisienne sophistiquée de troquer ses robes et talons pour des boots fourrées et des tenues de camouflages. Mais comment résister à la perle rare ?

Installée sous ma couette avec les bêtes à poils autour de moi, cette lecture a démarré plutôt pas mal. Dès les premières pages, le ton humoristique et rythmé est donné. Il y a des nombreuses répliques assez drôles et des situations cocasses, on a bien envie de savoir la suiteJ’aime beaucoup les métaphores, c’est très très imagé et décalé, et les expressions québécoises amènent des quiproquos assez rigolos.

Bref, le livre commence bien, me plaît beaucoup et j’ai hâte de lire la suite. Le côté invraisemblable de l'histoire ne m'a pas dérangé. C'était même plaisant! On est dans une romance, que diable!

Extrait 1 :

Je me retourne, il va bien sentir mon désarroi. Non, il sourit sous son bonnet triple épaisseur, avec ses chaussures pleines de poils. 

(Diane DUCRET – L'homme idéal existe. Il est Québécois.)
Ed. France Loisir - p11.

Sauf que… ça ne dure pas. Je trouve que ça dégénère, ça devient "trop"...

   

Parfois, les expressions québécoises sont un peu compliquées à suivre mais ce n'est pas ce qui dérange. C'est même plutôt sympatique et dépaysant. Non, ce qui m'a gêné, ce sont les faux quiproquos. Je dis faux parce que même si on ne comprend pas ce que ça veut dire, on ne va pas aller l'interpréter de la même façon que l'héroïne. Je trouve ça exagéré, un peu lourdingue et pas forcément drôle.

Autant, au début, je trouvais très rigolo le rythme, les blagues et ses grandes réflexions intérieures (les questions existentielles du genre "Mais pourquoi il fait ça? Si ça se trouve il veut ci ou alors ça" ou les théories sur les comportements féminins et masculins et leurs relations) autant ça m’a gavé rapidement. C'est devenu "trop". J’ai l’impression que c’est allé de pire en pire, j'aurais souhaité que ça reste simple et léger comme le début.

Et, je l'avoue, à la moitié du bouquin, l'héroïne me saoule et je m’identifie de moins en moins. Je la trouve un peu con-con, elle m'agace. Elle a trop de problèmes qui se veulent « de filles » et c’est beaucoup trop cliché.

Au bout d'une centaine de page, je trouve que ça n’avance pas. Je suis déçue

   

Pourtant, tout n’est pas négatif, j'avais envie de connaître cette histoire et de plonger dans leur intimité. Gabriel, par exemple, le fameux québécois, il a l’air sympa et j’aimerais vraiment le connaître plus. Malheureusement, il est survolé comme les autres personnages. 

Extrait 2 :

Jeune homme, fonctionnel, entièrement meublé avec goût, trente-cinq ans, loi Carrez, clair et calme, vue dégagée, idéal pour jeune femme, professions libérales acceptées, collocation possible. Squatteuses ou locataires à la semaine s’abstenir. p32

(Diane DUCRET – L'homme idéal existe. Il est Québécois.)
Ed. France Loisirs - p32.

 
En bref, c’est une grosse déception, j’avais mis quelques espoirs dans ce livre. Vous ne serez peut-être pas de mon avis mais je ne m’attendais pas à ça et ce n'est malheureusement pas un livre que je conseille. Je me suis ennuyée sur toute la fin.

       

Si vous souhaitez une romance sympa, vous pouvez vous tourner vers des livres comme Complètement cramé de Gilles LEGARDINIER ou  L'Amour et tout ce qui va avec de Kristan HIGGINS.  

Bonnes lectures !Signature Gloewen

 


Coraline de Neil GAIMAN - Avis littéraire

mercredi 20 mai 2015

Nouvelle chronique littéraire sur le roman jeunesse Coraline écrit par Neil GAIMAN. Ça fait un moment que je me disais qu'il falait que je le lise et que j'allais adorer, surtout après avoir lu L’étrange vie de Nobody Owens du même auteur…

Coraline de Neil GAIMAN
Traduit de l'Américain par Hélène COLLON

 A la base, c’est un bouquin qu’il n’était pas prévu que je lise, ou plutôt si, mais plus tard parce que j’ai 30 000 livres en attente...
 Et puis on est allés faire les boutiques.
 C’est que tout a dérapé. Vous savez ce que c’est, on se balade innocemment, « juste pour voir » et… hop ! Y’en a un, voir même plusieurs, qui nous saute dans les bras ! Oups…

C'est parti pour la chronique sans spoiler!
  

L'histoire :

D'abord, c'est Coraline et pas Caroline. Cette petite fille vient d’emménager dans l’un des appartements d’une grande et vieille maison avec ses parents. Ce qu’elle aime, c’est jouer à l’exploratrice et elle a de quoi faire avec l’immense jardin. Et puis il y a aussi cette porte qui donne sur rien depuis qu’elle a été murée pour diviser l’étage en deux appartements…

  

Mon avis :

Encore une fois, c’est un livre que j’ai adoré. Il est simple et se lit très rapidement (pour information, ma version poche de J’ai Lu compte 155 pages).

Les personnages sont chouettes (enfin, certains beaucoup moins...) et c’est très sympa de suivre Coraline dans son exploration.  L’intrigue est originale et cet univers fantastique fascinant ! Neil GAIMAN nous a créé un conte qui mélange savamment  l'univers de Tim BURTON et celui de Lewis CARROLL. Comment résister ?

C’est une merveille et j’ai adoré me laisser embarquer par tant de poésie et de magie. Tout de suite, on se prend à l’histoire. L’auteur a tellement d’imagination et d’idées saugrenues que l’on veut tout découvrir et comprendre le pourquoi du comment. Mais les infos nous sont données au compte-goutte et tous ces mystères nous tiennent en haleine. En plus, ce qui ne gâche rien, Neil GAIMAN a une plume ma-gni-fique !

Si j'avais quelque chose à reprocher à cette histoire, c'est son déroulement parfois rapide (j'aurais aimé passer plus de temps explorer, moi aussi, cet univers) mais il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit d'un conte jeunesse.

  

En bref, c'est un livre et un auteur que je vous conseille de bon cœur!! Si vous ne connaissez pas encore, prenez le temps de la découverte !
   

ps: Et, si vous avez d’autres idées de lecture dans le même genre, je suis super preneuse !!!

  

  

Du même auteur : L’étrange vie de Nobody Owens

Bonne lecture!Signature Gloewen

Oscar et la Dame Rose de Eric-Emmanuel SCHMITT - Avis littéraire

vendredi 14 novembre 2014

Le livre du jour s’intitule Oscar et la dame rose et a été écrit par Eric-Emmanuel SCHMITT en 2002. Il est lu depuis un long moment et il était plus que temps que je vous en parle!!

Oscar et la dame rose Eric Emmanuel SCHMITT
Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel SCHMITT
Edition Albin Michel - 100 pages
Illustrations de Marcellino TRUONG

 

« Ecrire, c’est rien qu’un mensonge qui enjolive »
Eric-Emmanuel SCHMITT (Oscar et la dame rose - p9)
  

C’est l’histoire d’Oscar, un petit garçon de 10 ans atteint d’un cancer et vivant à l’hôpital. Mamie Rose est une des dames venues de l’extérieur de l’hôpital et qui rendent visite aux enfants malades. Elle lui a conseillé d’écrire des lettres à Dieu.

Le roman est composé de ces lettres qui racontent le quotidien d’Oscar d’une façon assez originale. C’est un langage simple et assez familier car c’est un enfant qui parle. Il voit les choses de son regard naïf. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le descriptif de l'histoire, ce livre ne parle pas de religion.
  

Eric-Emmanuel SCHMITT s’attaque à un sujet assez sensible et triste mais il le traite d’une si jolie façon et avec tant de poésie et de sensibilité qu’il n’y a aucun malaise. Il y a beaucoup d’humour et de clins d’œil. Par l’histoire de ce petit garçon condamné, il nous pousse à réfléchir sur la vie, sur la mort, sur la maladie. Il nous fait voir les choses par un angle différent.

C’est une belle histoire remplie d’émotion et les mots sont justes et touchants.

  
Remarque : Oscar et la Dame Rose se croque en une heure.
  

« Si tu dis ‘mourir’ dans un hôpital, personne n’entend. Tu peux être sûr qu’il va y avoir un trou d’air et que l’on va parler d’autre chose »
Eric-Emmanuel SCHMITT (Oscar et la dame rose - p17)
  

En bref, ce livre est une petite pépite d’émotion qui se lit très facilement. C’est un véritable coup de cœur que je vous conseille absolument. C’est le premier roman que je lis de cet auteur et c’est une agréable découverte. Depuis, j’en ai lu d’autres et je ne compte pas m’arrêter tout de suite!

 

« Si je m’intéresse à ce que pensent les cons, je n’aurais plus le temps pour ce que pense les intelligents »
Eric-Emmanuel SCHMITT (Oscar et la dame rose - p33)

 

 

Bonne lecture !Signature Gloewen

 

Le miroir de Cassandre de Bernard WERBER - avis littéraire

mardi 11 novembre 2014

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre de Science-Fiction que j’ai lu il y a un long moment déjà. Il s’agit du Miroir de Cassandre écrit par Bernard WERBER.

lemiroir de cassandre vdb
Le Miroir de Cassandre - Bernard WERBER
Editions VDB - durée d'écoute : 21h15


C'est parti pour la chronique!

On commence par un suicide au premier chapitre. Un homme saute d’un immeuble parisien avec à son bras une montre indiquant la probabilité de mourir. Plus il s’approche du sol et plus la probabilité augmente.

Au deuxième chapitre, on retrouve Cassandre Katzenberg, l’héroïne de l’histoire. Elle est dans le bureau du directeur de son école car elle a attaqué une de ces camarades de chambre au visage en pleine nuit. Celle-ci n’avait pas voulu la croire lorsqu’elle s’était réveillée en hurlant qu’un attentat allait se produire dans les jours à venir.
Cassandre n’a pas l’air commode et ne s’en veut pas du tout de ce qu’elle a fait. Le principal aussi bizarre, il lui parle de la signification des prénoms et de leur influence sur le déroulement de la vie des personnes qui les portent. Il lui demande si elle est un monstre...

C’est un roman à la troisième personne. Une atmosphère étrange est mise en place dès les premiers chapitres.   

L’histoire de la jeune fille aux grands yeux gris clairs est très intéressante. On est vite pris dans le roman et embarqué dans l’action. On s’attache à Cassandre, son parcours et aux différents personnages qu’elle va rencontrer. Ils sont intrigants et on a du mal à les cerner. Sont-ils bons ou mauvais? On se sent un peu perdu, comme la jeune fille en quelque sorte.
J’ai aimé suivre Cassandre, cette jeune fille qui se cherche et observer son évolution au fil des mots. Elle change petit à petit pour grandir plus zen et avec moins de rancœur.
  

Le style de Bernard WERBER est bon.  J’aime la façon dont les éléments (des éléments que l’on n’aurait même pas soupçonnés) s’imbriquent entres eux. Il a joué avec les probabilités et les paradoxes et a beaucoup utilisé les réflexions et les rêves de Cassandre. Les mots et leurs significations se mélangent, le passé et l’avenir également. L’histoire est vraiment bien trouvée, je ne m’attendais pas à une telle tournure.

Dans ce roman, il est très intéressant de prendre un autre point de vue sur le monde dans lequel nous vivons, sur les gens qui vivent dans la rue, par exemple, ou sur le gâchis ou encore sur notre façon de vivre ou de se voiler la face. J’ai aimé cette réflexion sur la vie.

 

J’ai découvert cet ouvrage en audio book (si tu veux savoir pourquoi un livre-audio, tu cliques ici) mais j’ai eu l’impression que, par moment, il doit être un peu longuet à lire. Il est parfois un peu mou et on attend longtemps avant que ça bouge vraiment (une impatience de savoir la fin?). Il y a également, de temps en temps, des trucs un peu glauques (âmes très sensibles s’abstenir) [spoiler]Par exemple, le coma dans les poupées...[/spoiler]

La version audio est excellente. Le livre est lu par Véronique GROUX DE MIERI et Hervé LAVIGNE qui s’adaptent vraiment très bien aux personnages et qui mettent le ton comme il faut. Il y a également des musiques d’ambiance qui collent aux différentes situations (un peu comme dans les films à suspens) et des bruitages. Le tout nous offre un très très bon résultat que je ne regrette pas d’avoir découvert.

  

En bref, ce n’est pas un coup de cœur mais une belle découverte que je vous conseille particulièrement en version audio (aux éditions VDB).
  

 

Remarque : J’ai lu que Bernard WERBER était beaucoup critiqué pour faire référence à ses romans passés au cours de ses histoires. Ce n’est pas quelque chose qui me choque car c’est un univers qui lui est spécifique qu’il crée. Je trouve ça même plutôt bien de rester dans un même monde. Il n’est d’ailleurs pas le seul à l’utiliser, en commençant par TOLKIEN et sa mythologie de la Terre du Milieu.

Bonne écoute!Signature Gloewen

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine PANCOL - Avis littéraire

mercredi 25 juin 2014

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman de Katherine PANCOL : Les yeux jaunes des crocodiles (2006). Emprunté à la médiathèque, ça faisait un moment qu’il m’intriguait !

Les yeux jaunes de crocodiles de Katherine PANCOL audiolib
Editions Audiolib : 19h (Livre lu par Marie-Eve DUFRESNE)
Editions France Loisir : 714 pages
Editions Le Livre de Poche : 661 pages
Editions Albin  Michel : 651 pages

L'histoire :

*Joséphine et Antoine sont mariés et ont deux filles mais ça ne va plus vraiment entre eux.
*Joséphine vient d'une famille aisée et a une soeur dont elle est toujours restée dans l'ombre, d'ailleurs, elle reste toujours dans l'ombre de tout le monde.
*Depuis qu'Antoine a perdu son boulot bien placé et très bien payé, il y a deux ans, il ne travaille plus. Il pense qu'il retrouvera un autre travail du même niveau et ne veut pas s'abaisser à en prendre un plus bas et moins rémunéré. Il devient maussade, tourne en rond et délaisse sa famille sans s'en apercevoir. Avant il se moquait des recherches de Joséphine sur la vie des femmes au 12ème siècle, maintenant, c'est ce qui les fait vivre.
*Ils ne vont pas tarder à se séparer.

Je trouve ce roman très très lent et ennuyeux. J'ai eu du mal à me motiver à poursuivre et j'ai l'impression qu'il ne s'y passe pas grand chose. Il est pourtant simple à comprendre et parle *presque* de la vie de tous les jours. Mais c’est sous une lumière assez déprimante qu’il le fait, il faut le dire.

Les personnages sont torturés et entre les soucis d'argent, les hypocrisies et les coucheries, il est difficile de voir la vie du bon côté et d'avoir foi en la nature humaine. Peut-être est-ce dû au fait que les dernier livres contemporains que j'ai lus (Complètement Cramé, Demain j'arrête ou encore Et puis Paulette) étaient plein de bonheur, comme un concentré de joie, et m'ont rendus bisounours... Ici, c'est plutôt le contraire! Si tu es trop euphorique ou joyeux et que tu veux redescendre, c'est LE livre à lire.
  
Le résumé du quatrième de couverture nous dit : "Ce roman, c'est la vie". Je ne suis pas d'accord avec ça ou alors pas la vie du commun des mortels. Il est histoire d'argent *de beaucoup d'argent* du grand monde, d'avocats, de dirigeants de très grosses entreprises, de mode, de Stars, de Reine d'Angleterre, etc...

Pour moi, on dirait un Harlequin mais en beaucoup plus lent et en moins vrai. Même l'histoire d'amour sonne faux. Je suis déçue car la couverture pétillante et le titre rigolo me faisait espérer un autre type d'histoire! Du coup, je n'ai plus du tout envie de lire les autres livres de Katherine PANCOL (j’ai d’ailleurs rendu, sans les lire, les suites de ce roman à la médiathèque et je fuis lorsque je vois son nom)

 

Pourtant, tout n'est pas à jeter dans ce roman. Même si, dans la réalité, ils ne seraient pas très crédibles, à la longue, on finit par s'attacher à quelques uns des personnages. L'idée globale du roman n'est pas mauvaise non plus, il y a énormément de potentiel mais ça part dans tous les sens. Au collège, en cours de français, on nous aurait dit : "hors sujet". Il y a des choses qui sont développées dans ce livre mais qui n'apportent rien au récit et des personnages qui auraient plutôt mérités leur propre histoire. On s'égare un peu.

De plus, il y a trop de choses invraisemblables et toutes les actions sont très prévisibles. Je pense que c'est la façon dont l'histoire est traitée et présentée qui cloche. En fait, je crois que c'est une histoire que j'aurais envie de découvrir mais autrement, retravaillée ou par un autre auteur peut-être...


En bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas accroché à ce roman. Je l'ai trouvé lent, très déprimant et peu crédible. Ce n'est vraiment pas une lecture que je vous conseille.

Donjon book monster

La lecture de ce roman entre dans le Challenge littéraire "Dungeon Book Monster".

Session 2 : Equipe Gandalf, Niveau 1.
Session 2 : Pas de bonus pour cette attaque.

J’ai attaqué le Golem avec des bombes qui lui ont fait perdre 714 PV.  L’attaque était difficile mais ça valait le coup !

 

Edit :
Je viens de me rendre compte qu'une adaptation cinématographique est sortie sur les écrans noirs le 09 avril 2014. C'est un film de Cécile TELERMAN.
Par curiosité, j'ai regardé le casting puis la bande annonce et je dois dire que je suis agréablement surprise. Je n'ai pas du tout la même impression que pour le livre, l'histoire à l'air d'être tournée différemment et attise ma curiosité! Je vais peut-être me laisser tenter! ;)

  
Bonne lecture!
Signature Gloewen

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil GAIMAN - Avis littéraire

mardi 6 mai 2014

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre que j'ai reçu par Little (voir notre Swap Disney en cliquant sur le lien). Il s'agit de "L’étrange vie de Nobody Owens" écrit par Neil GAIMAN. Il était dans ma wish-list et m'avait attiré par son titre et sa couverture.

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil GAIMAN
Traduit de l’américain par Valérie Le Plouhinec.
Edition J'ai Lu - 258 pages

 Je trouve la couverture magnifique (illustration par Sofk) et, selon moi,
elle correspond parfaitement à l’ambiance qui règne dans ce roman.
A l'intérieur du livre, on trouve également de nombreuses illustrations signées par Dave Mc Kean.

 

 La peur c’est contagieux. Ça s’attrape. Parfois, il suffit que quelqu’un vous dise qu’il a peur pour que cela devienne réel.

(Neil GAIMAN – L'étrange vie de Nobody Owens)

 

 

 

 C'est parti pour la chronique!

L’histoire commence, il fait nuit et on se trouve dans une maison où un drame est en train de se dérouler : l’assassinat d’une famille entière. Le petit dernier réussit à y échapper et se retrouve dans un cimetière. C’est ici que le jeune Nobody Owens, dit Bod, sera élevé.

C’est une chose assez terrible mais surtout étrange qui se passe en ce début de roman. De plus, un enfant élevé dans un cimetière, c’est loin d’être courant! Heureusement, après le drame, la vie reprend son cours. Le ton est plus joyeux, serein et vivant comme une sorte de Happy Endding dès le début du livre. Pourtant, de temps à autre au détour d’une phrase, nous avons quelques mots qui nous amènent des interrogations, des sortes de grains de sables dans l’engrenage. Mais nous n’y faisons pas vraiment attention... pour le moment.
[Spoiler] Pourquoi les gens que cimetière lui disent-il : "Il est dangereux de sortir du cimetière, tu y es plus en sécurité pour le moment car nous pouvons t’y protèger."

Qui sont les gens qui vivaient avant les Romains? Pourquoi le père de Scarlett à l’air coincé lorsqu’elle pose la question?
Qui est dans la grotte?
Qui est Silas? Que part-il faire régulièrement? [/Spoiler]

Le livre, comme l’indique son titre, va nous parler de la vie de Nobody. Son éducation, son évolution et ses expériences à différents âges. Il lui arrive plein d’aventures et on en apprend plus sur le monde dans lequel il vit. On a l’impression de se retrouver dans l’univers de Tim Burton et, pour une fan comme moi, c’est vraiment un très bon point.

L’auteur adapte très bien son style d’écriture à la scène, au lieu et aux personnages présents. C’est très agréable à lire! J’ai particulièrement apprécié les passages avec les enfants. Ils sont légers et innocents. La façon dont ils sont contés me fait penser à de la littérature enfantine (en parfaite adéquation avec les personnages).[Spoiler] Par exemple, lorsque les parents de Scarlett pensent que Bod est un ami imaginaire. La petite fille vient à le penser également et, du coup, tout ce qui se passe devient "normal" comme le fait que Scarlett ne voit pas les amis fantômes de Bod. [/Spoiler]

Certains passages ressemblent à des contes. Les aventures du petit garçon sont comme des expériences initiatiques. Comme dans les contes, elles font réfléchir et avancer dans la vie.

L’histoire se passe dans un cimetière mais il n’y a rien de glauque. On y a un autre rapport avec la mort, très poétique et très agréable. De plus, cela permet des décalages dans la façon de penser et d’agir de Bod par rapport aux autres enfants de son âge. J’ai beaucoup aimé![Spoiler] Jouer sur le fait que le garçon vive dans un cimetière et soit élevé par des morts qui ne sont pas de la même génération ou de la même période historique est une super idée. [/Spoiler]

Illustration l'étrange vie de Nobody OwensIllustration de "l'étrange vie de Nobody Owens" réalisée par Clotaire

[parlant du suicide]

- Et ça marche? Ils sont plus heureux une fois mort?

- Parfois. La plupart du temps, non. C’est comme les gens qui s’imaginent qu’ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où qu’on aille, on s’emmène avec soi. Si tu vois ce que je veux dire.

(Neil GAIMAN – L'étrange vie de Nobody Owens)

En bref, j’ai apprécié cette lecture, ce fût une agréable découverte et je vous la conseille grandement surtout si vous aimé cet univers!

 

PS : Je me pose une question :
Dans l'édition J'ai Lu, à la page 109, il y a un petit 1.
Quelqu'un sait à quoi il se rapporte?

Bonne lecture!Signature Gloewen