La petite école dans la montagne de Michel JEURY - Avis littéraire

mardi 28 février 2017

Aujourd'hui, on va parler lecture avec le roman "La petite école dans la montagne" de Michel JEURY paru en 2005 aux Editions Robert Laffont.

La petite ecole dans la montagne de michel jeury

L'histoire

Un matin de rentrée des classes dans un joli village de la Loire.
Au tableau noir, la date du jour : 2 octobre 1908. Les grands chahutent Colinet, le nouveau, petit berger des environs. Le maître s'est tout de suite pris d'affection pour ce maigre orphelin en guenilles aux yeux pétillants d'intelligence et de malice. Colinet est peut-être l'élève dont il a toujours rêvé, l'ignorant avide de s'instruire qui lui redonnerait la passion de son métier. Et s'il le conduisait jusqu'au certificat d'études ? Mais, à l'approche des beaux jours, l'oncle de Colinet le retire de l'école.
Il en a le droit et la République ne peut s'y opposer. Comment accepter sans réagir l'avenir brisé d'un enfant ? Dans le plus grand secret, le maître complote alors pour mener son protégé jusqu'à l'examen...

Mon avis 

En lisant le quatrième de couverture, je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’histoire. Je pensais bien découvrir le milieu rural du début du vingtième siècle mais je m’attendais plutôt à suivre le combat d’un maître passionné et de son élève pour l’apprentissage du savoir.
Je l’avoue, c’est ce qui m’avait tenté dans ce livre et j’ai été fort déçue car, si cette lutte est bien présente dans l’histoire, elle est en arrière plan. Sur le devant de la scène, une histoire d’amour un peu plan-plan sans réel suspense.

J'aurais adoré que ce livre me plaise mais j’ai mis pas mal de temps à entrer dedans et, si j’avais eu autre chose à lire ou à faire à ce moment-là, je crois que j’aurais abandonnéC'est dommage car j’avais vraiment envie de lire un roman du terroir entraînant et de me projeter à cette période. Ce ne fût pas du tout le cas. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages si ce n'est Colinet qui, finalement, n'est pas au centre de l'histoire et reste une "ombre".

Il y avait pourtant des choses qui auraient pu me plaire mais je n’ai pas réussi à accrocher. C’est mou, il y a très peu d’actions… Je n’en garde quasiment qu'un sentiment de lenteur mais aussi de déception par rapport à la fin (tout ça pour ça?!!).

Le point positif que j'en retire, c'est qu'il m’a permis d’avoir un aperçu du métier d’instituteur et de la vie à cette période.

    

En bref, vous l'aurez compris, je suis déçue de ce roman qui n’a pas su me captiver.

   

A bientôt pour plus de lectures!

Signature Gloewen


La fille du loup de Barbara WOOD - Avis littéraire

vendredi 3 février 2017

Aujourd'hui, je vais vous parler du roman "La fille du loup" de Barbara WOOD, sorti sous le titre "The divining" en 2012. Eh oui, j'ai enfin pris le temps de mettre en forme mes petites notes de lecture.

La fille du loup barbara wood
Traduit de l'Américain par Florence BERTRAND

L'histoire commence à Rome, en 54 après JC, sous le règne de Néron. Ulrika, 19 ans, vit avec sa mère, son père étant mort lorsqu'elle était petite. Un jour, elle fait un rêve étrange avec un loup. Elle y voit un signe car son père portait le nom de "Wulf". Peu après, sa mère va lui avouer qu'il n'est pas mort mais qu'il a fondé une famille en Germanie et qu'il ignore qu'elle est sa fille. Ulrika décide alors de partir retrouver son père…

Le livre traînant chez ma mère, je me suis mise à le lire sans avoir pris connaissance du résumé (ou alors vaguement et il y a longtemps). Je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'histoire mais "La fille du loup" est une lecture sympa. Le déroulement est original et je n'aurais pas imaginé que ça prendrait cette direction. Il est, certes, parfois difficile à suivre mais ça reste une agréable surprise.

Globalement, l'histoire est prenante et les personnages sont attachants même si je ne me suis identifiée à personne. Toutefois, certaines situations sont trop prévisibles et se règlent un peu facilement à mon goût. C'est un peu (beaucoup) cliché mais on va dire que c'est contre-balancé par l'originalité du déroulement. Par certains côtés, les personnages sont aussi trop parfaits (ou trop imparfaits, c'est selon). Ils sont caricaturés et perdent de leur crédibilité.

J'ai bien aimé l'ouverture (d'esprit) du livre, le fait que l'on puisse apprendre de chacun même (et surtout) s'il est différent et la tolérance qui en ressort face à diverses croyances que l'on y rencontre.

Par contre, je n'ai pas vraiment apprécié la place faite aux femmes. Par exemple, [spoiler]Il peut coucher sans problème avec une autre même s'il est "follement amoureux" d'Ulrika. L'une serait pour le plaisir alors que l'autre c'est toute son âme... Euh... Et dans l'autre sens? Ben non, Ulrika attend son aimé sagement. Bref, pour moi, c'est gênant. On pourrait me dire "oui mais c'est l'époque qui veut ça"... Ok mais, paradoxalement, Ulrika se rebelle contre la place de femmes comme un reflet de la femme "moderne". Elle aurait pu être plus libérée. De plus, je trouve ça en contradiction avec les sentiments et leur relation spéciale décrite dans tout le livre. C'est assez déplacé.[/spoiler]

En bref, pour moi, ce n'est pas l'histoire du siècle. Il y a de bonnes idées mais elle aurait méritée d'être plus approfondie. Je ne sais pas si j'en garderai un souvenir impérissable, néanmoins, j'ai passé un agréable moment en lisant ce livre.

   

Bonne lecture!Signature Gloewen

Le secret des Pierres de Brigitte VAREL - Avis littéraire

vendredi 25 avril 2014

Me voilà de retour avec une nouvelle chronique : Le secret des Pierres de Brigitte VAREL. J’essaye de tenir mes bonnes résolutions et ne pas trop prendre de retard (j’insiste sur le « pas trop » parce que le retard est déjà là… hem hemm).

Le secret des Pierres – Brigitte VAREL
Calmann-Lévy 2012

Voici une histoire de sorcières mais pas des sorciers comme dans Harry Potter avec leurs balais et leurs baguettes. Si c'est ce que vous cherchez, vous risquez d'être déçu. Ici, ce sont les sorcières que l’on retrouve dans les croyances populaires, les panseurs et autres rebouteux. C'est la vie, au siècle dernier, de ces "sorcières" et des paysans que le livre raconte.

Tout commence en milieu rural, en France et, plus précisément, en Chartreuse au début du 20ème siècle avec une lignée de femmes possédant un don spécial. Celui-ci est exacerbé lorsque leur prénom commence par un M et qu’elles portent la marque mais il est loin d’être une bénédiction…

Dans le livre, on est entraîné dans une sorte d’énorme malédiction. Le temps passe (on parle en générations) et on se demande quand tout cela va s’arrêter. Cette lignée de femmes, soupçonnées de pratiquée la sorcellerie avec le diable en personne, est mal vue et rejetée par la population. C'est le récit de leur combat pour s'en sortir et pour briser la malédiction.

Dans ce roman, les sentiments sont vraiment bien décrits. Il en va de même pour les différentes relations entre les personnages. D’ailleurs, on s’y attache énormément ou alors on les déteste. Certains sont là, immobiles, passifs et on aimerait qu'ils se bougent et agissent. Ils vivent de belles choses comme des choses horribles et, lorsque certains meurent sans prévenir (de mort pas toujours naturelle vous pensez bien), c’est un "choc". On ressent le vide perdre une personne à qui on était attaché et on se demande pourquoi.

Malgré cela, je lui ai trouvé quelques longueurs mais peut-être avais-je seulement hâte que s’arrête cette série de drames et cette malédiction. Je l'ai lu en deux fois avec une énorme pause entre les deux.

En fermant le livre, j’ai un sentiment assez étrange, je ne sais pas trop qu'en penser. Plein de regrets sur ce qui s’est passé et ce qui aurait pu être. Il y a un certain malaise et je n’ai pas autant adoré que les précédents livres que j’ai lu (mais c’est vrai que la barre était très très haute)!

En bref, un avis assez mitigé. Une histoire avec de bonnes idées mais un style assez lent. Pour moi, il manque un petit quelque chose à ce roman.
 

Bonne lecture!Signature Gloewen