Une place à prendre de Joanne K. ROWLING - Avis littéraire

mercredi 16 juillet 2014

Je viens de finir le roman "une place à prendre" de Joanne Kathleen ROWLING, la maman de Harry Potter. Voici donc ma chronique sans spoiler!

Une Place à prendre de JK ROWLING
2012**Traduit de l'anglais par Pierre Demarty.
  

**Le roman se déroule dans la petite ville de Pagford, en Angleterre, avec ses belles maisons bien rangées, son respect des traditions et ses habitants qui se connaissent tous plus ou moins.
**Dès les premières pages, nous assistons à un drame : Barry Fairbrother, conseillé paroissial de Pagford, est victime d’une attaque cérébrale, succombe à ses blessures et laisse… une place à prendre. Nous allons plonger dans les répercutions que sa mort ne manque pas de provoquer chez les habitants de cette ville si calme et paisible… en apparence.

L’histoire est un peu longue à se mettre en place. En effet, il n’y a pas qu’un seul personnage principal mais une bonne quantité des habitants de cette petite ville et chacun de ces personnages est travaillé en profondeur.  De plus, JKR, comme à son habitude et l’air de rien, plante un solide décor bien travaillé et dont on se rendra compte de l’étendu que bien plus tard. La présentation de tout cela prend donc un peu de temps.

Durant ces premières pages, j’ai été un peu perdue, me demandant vers où l’histoire allait partir (il faut dire aussi que je n’ai emprunté ce livre qu’en me basant sur l’auteur). Il s’agit d’intrigues au sein d’une petite bourgade qui cache bien des secrets derrière une façade très propre sur soi.
  

Bien que l’histoire soit complètement différente de la série Harry Potter, on reconnait tout à fait son style d’écriture et il est vraiment très très plaisant! Joanne K. ROWLING a un grand talent, c’est certain! Elle n’a pas son pareil pour créer et résoudre les intrigues et, surtout, pour happer le lecteur et le faire passer par toutes les émotions!
  

J’ai aimé le déroulement de l’histoire jusqu’à la fin du livre mais, pour moi, ça se termine trop brutalement et laisse une impression d’inachevé. Je m’attendais à une suite et me suis demandée s’il ne manquait pas une partie à mon exemplaire emprunté! C’est dommage!
  

\rightarrow Ce n’est pas un livre à placer dans les mains d’enfants. Il est clairement destiné à des adultes et des sujets tels que la maltraitance, l’alcool, la drogue ou le sexe y sont abordés.

\rightarrow La voix de Philippe Résimont, qui lit le roman, est vraiment très agréable. Sa lecture rend hommage aux mots de Joanne Kathleen, il a beaucoup de talent en la matière.
  

En bref, ce n'est pas un coup de coeur mais, dans un style différent de sa saga HP, J.K. ROWLING nous présente ici une intrigue ficelée et bien agréable à lire avec, tout de même, un petit bémol sur la fin.

Si tu veux savoir pourquoi un livre audio, tu cliques ici.

  
Bonne lecture!
Signature Gloewen

 

  

 

18 juillet 2014 : Un petit message spécial pour remercier Hellocoton de nous avoir choisi dans sa selection Culture du jour!

La selection culture du jour 01
selection culture du jour

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Vipère au poing de Hervé BAZIN - Avis littéraire

samedi 17 mai 2014

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre Classique que vous connaissez sûrement, au moins de nom : Vipère au poing d’Hervé BAZIN.

Ce livre a été écrit en 1947 et envoyé chez l’éditeur dès janvier 1948. Son succès fût immédiat. C’est une fiction mais elle est très très largement inspirée de son enfance dans les années 1920.

Hervé Bazin Vipère au poing   Vipère au poing Hervé Bazin
Editions Grasset - 249 pages
Editions Le livre de poche
- 255 pages

Editions Naïve - 5 heures 38

Le livre commence avec une anecdote. Jean Rezeau, un petit garçon, attrape par le cou une vipère dormant au soleil. Il la tue avec sa petite main et la ramène chez lui. Sa famille et les serviteurs croyant la bête en vie sont effrayés. C’est une image mais elle dit beaucoup du livre.

Il y a ensuite une sorte de petite introduction où l’auteur nous parle de la famille de Jean, ses ancêtres et leur statut (qui ressemblent étrangement à ceux de sa famille, les noms ont à peine été modifiés). C’est un peu lent et fastidieux, il faut s’accrocher.
  

Puis, l’histoire commence enfin.

   Jean et son frère Fernand vivent avec leur grand-mère dans le domaine familial de la Belle-Angerie. Leurs parents ne vivent pas avec eux, ils sont de l’autre côté du monde en Chine. Mais tout ça va changer le jour où la grand-mère décède.
   En effet, ses parents reviennent habiter au manoir et ramènent avec eux un petit frère. La mère est sèche et autoritaire et le père effacé. Dès le premier instant, le ton est donné. Il va y avoir de nouvelles règles et elles seront dures et rigides.

Ce roman nous présente l’évolution de Jean et la façon dont il se construit dans un cadre difficile plein de haine. Paule Pluvignec, cette mère retrouvée est étroite d’esprit, autoritaire, avec de vieux principes figés et avare de sentiments. A l’instar de ses fils, nous la détestons tout de suite. Elle est souvent injuste et abusive et, même si leur père Jacques Rezeau n’est pas vraiment d’accord avec elle, il préfère se taire et éviter la confrontation.

Tout au long du livre, nous assistons à la colère et la révolte du garçon et, même s’il elle n’est pas toujours physique, il y a beaucoup de violence dans ce livre et certains passages sont difficiles. Par moment, on se trouve même mal à l’aise.

Cependant, il y a quand même quelques scènes et tournures assez drôles.

Ce n’est pas un roman facile à lire. Il est d’une autre époque et le vocabulaire a changé. Malgré cela, l’histoire reste très parlante et trouve un écho au fond de nous.

Dès qu’elle ouvre la bouche, j’ai l’impression de recevoir un pied au cul. Ce n’est pas étonnant avec ce menton en galoche.

(Hervé BAZIN – Vipère au poing)

Pour ma part, je l’ai emprunté à la médiathèque en livre audio car je n’étais pas sûr de réussir à le lire (je crois avoir déjà tenté de le lire il y a quelques années sans succès). C'est Pierre VANECK qui a prêté sa voix à l'histoire. Il était très doué pour faire passer les sentiments et les émotions.

Selon moi, c’est surtout dans le début du livre qu’il faut s’accrocher. Une fois qu’on est entré dans l’histoire, on a envie de connaître la suite car elle est très prenante et il y a beaucoup de leçons à en tirer.
  

En bref, je n’ai pas adoré ce roman mais je peux dire qu’il m’a touché. C’est un classique à lire au moins une fois dans sa vie.
  

[Spoiler] (pour ceux qui ont lu le bouquin et qui voudraient en discuter)
Dans le début du roman, on s’attache beaucoup à Brasse-Bouillon et à son frère, on est de leur côté. Face à eux, et il y a Folcoche, c’est l’ennemi, le diable en personne. A la fin du roman j’étais mal à l’aise vis à vis de Brasse-Bouillon. Folcoche, c’est l’ennemi… et Brasse-Bouillon? Finalement, c’est comme si on relativisait. Le jeune garçon a changé est n’est pas devenu un tendre. Brasse-Bouillon sait que les choses qu’il fait ne sont pas toujours bonnes mais il les fait quand même. Ils sont un peu pareils tous les deux et, par son attitude, Folcoche l’a en quelques sortes gâché. Il n’est plus que Haine.
[/Spoiler]

 

NB : Il y a deux adaptations cinématographiques de Vipère au poing (que je n'ai pas vues) :

1971 - Réalisée par Pierre Cardinal, avec Alice Sapritch ("La Vielle" dans "La folie des grandeurs") dans le rôle de Folcoche. Vipère au poing Pierre de Broca
2004 - Réalisée par Philippe de Broca, avec Jacques Villeret jouant Jacques Rezeau et Catherine Frot qui y interprète Folcoche. Vipère au poing Philippe de Broca

Bonne lecture!Signature Gloewen