'Les quatre filles du Docteur March' et Louisa MAY ALCOTT - Avis littéraire

mardi 17 février 2015

Une chronique rapide sur le roman les quatre filles du docteur March de Louisa MAY ALCOTT découvert dans le cadre  du challenge "Il était deux fois Noël". Je ne pense pas que j’aurais lu ce livre autrement alors merci aux organisatrices.

Les quatres filles du Docteur March de Louisa MAY ALCOTT
Traduit de l'Américain par Pierre-Jules HETZEL

C’est un roman qui fait maintenant partie des classiques en littérature jeunesse. Sorti en 1868, ‘Les quatres filles du docteur March’ est le premier volet d’une saga en 4 volumes.

Il raconte l’histoire de 4 sœurs aux Etats-Unis qui vivent avec leur mère et doivent faire face à quelques difficultés surtout depuis que leur père est parti à la guerre de Sécession.

Le vocabulaire employé, bien qu’assez ancien, est simple à comprendre.

Le roman est une succession d’anecdotes où l’on voit les jeunes filles évoluer au fil du temps. Les « aventures » que vivent les jeunes demoiselles ne sont pas très violentes et le roman reste assez bisounours. On sent le style un peu désuet et il y a un côté moralisateur très présent (ça me fait penser à "la petite maison dans la prairie"). Les quatre filles sont des enfants modèles mais, malgré cela, on se prend facilement d'affection pour la petite famille et on a envie de découvrir leur histoire.

  

En bref, j’ai apprécié découvrir ce roman, ce fût bien agréable, mais je dois me rendre à l’évidence :  je suis devenue un peu grande pour ce genre de lecture. Néanmoins, je suis curieuse de connaître les suites et fin de cette histoire.

  

ps1 : Si vous voulez découvrir ce roman et les livres audios par la même occasion, je vous conseille ce lien. Gratuits, ce sont des bénévoles qui lisent les livres. C'est parfois hésitant mais cela ne gène pas trop l'écoute, au moins pour ce roman. Cela peut-être une bonne expérience pour découvrir ce type de livre.

ps2 : Si vous voulez savoir pourquoi les audio books?, cliquez sur le lien!

Bonne lecture!Signature Gloewen


Jane Eyre de Charlotte BRONTË - avis littéraire

vendredi 31 octobre 2014

Janvier, le temps des bonnes résolutions est looooin!! Je suis complètement à la bourre dans mes chroniques! Mais qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, je vais vous parler de Jane EYRE de Charlotte BRONTË (traduit de l'anglais par Noëmi LESBAZEILLES SOUVESTRE).

En avant pour la chronique sans spoiler!

Jane Eyre de Charlotte BRONTE - livre audio
Durée d'écoute : 21h30   -   Lecture par Mélodie RICHARD
Si tu veux savoir pourquoi un livre audio, tu cliques ici.

Oui, ça y est, j’ai sauté le pas!

C’est un Classique archi-connu et j’étais curieuse de le lire pour parfaire ma culture littéraire (ouh, ouh, ouh, les grands mots) et pour vérifier un préjugé que le film m’a donné il y a quelques années. Autant vous le dire tout de suite : j’ai détesté le film! Peut-être était-ce dû à mon âge car j’étais encore bien jeune mais j’ai détesté Monsieur Rochester et je ne comprenais pas pourquoi Jane tenait tant à lui.

Je partais donc avec mes à-priori.
  

Heureusement, le livre original a revu mon avis à la hausse! Il y a pas mal de différences entre le film et le texte de Charlotte BRONTË (dues au besoin du film j’image) et les parties coupées manquent à l’histoire au même titre que les pensées et réflexions de Jane.

J’ai apprécié les divisions franches du roman en fonction des différentes étapes de sa vie et les descriptions de la vie et des mœurs de l’époque. Cependant, parfois les explications sont un peu longuettes.
Par exemple, lorsque Jane Eyre veut expliquer une anecdote, elle raconte des éléments passés quelques heures avant qui n’apportent rien à l’anecdote.
(Du genre : «Je me baladais dans la cour lorsque, sous la douce brise caressant mon visage, je me suis arrêtée pour admirer le jardin aux magnifiques couleurs de fins d’été. Le vent faisait vibre chacune des petites feuilles qui dansaient et me rappelaient le… blablabla…» Tout ça pour raconter que, quelques heures plus tard, elle a croisé machin qui faisait un truc suspect quand elle était dans la bibliothèque...)
L’avez-vous ressenti? Je comprends que ça puisse être utile pour cerner le personnage et son caractère, sa vison des choses et son esprit mais j’ai trouvé que c’était beaucoup trop pour chaque anecdote racontée par JE.

Par contre, j’ai apprécié l’histoire de cette femme et les diverses «aventures» qu’elle vit, même si cela ressemble un peu trop à un conte de fées [spoiler]( Il était une fois une pauvre petite fille malchanceuse qui doit lutter contre son statut et l’adversité [...] et ils se marièrent et eurent de beaux enfants... Fin. )[/spoiler], et la façon dont elle est contée. Les personnages que Jane rencontre sont aussi développés et on sait ce qu’ils deviennent par la suite même si cela n’a plus d’intérêt dans la vie de JE. C’est un bon point pour moi. Toutes nos questions trouvent des réponses.
  

En bref, cette lecture n’a pas été un coup de cœur mais je suis contente de connaître enfin cette œuvre. Si vous aimez les classiques, allez-y!

 


 Pour info :

Jane AUSTEN : Hampshire, Angleterre (1775- 1817, décédée à 41 ans)

Charlotte BRONTË : Yorkshire, Angleterre (1816-1855, décédée à 38 ans)

  • Jane Eyre en 1847
  • Shirley 1849
  • Villette 1853

Bonne lecture!Signature Gloewen

 

Orgueil et préjugés de Jane AUSTEN - Avis littéraire

lundi 7 juillet 2014

Je viens de finir "Orgueil et préjugés" écrit par Jane AUSTEN et voici ma chronique sans spoiler!
Traduction de Valentine LECONTE et Charlotte PRESSOIR

Peut-être vous souviendrez-vous de mon avis sur le roman "Emma" du même auteur. Je n’avais pas vraiment été enchantée et même plutôt déçue tellement j’en avais entendu parler en bien. Aujourd’hui, je m’attaque à un monument puisque "Orgueil et préjugés" est un grand classique de la littérature. Après ma lecture déçue, de nombreuses fans de Jane AUSTEN m’ont fortement conseillé ce roman et c’est grâce à la médiathèque que tout s’est joué lorsque je suis tombée nez à nez avec le livre audio aux éditions Brumes de mars.

Jane AUSTEN orgueils et préjugés Livre audio
Durée d'écoute : 11h10     -     Lecture par Evelyne LECUCQ
Si tu veux savoir pourquoi un livre audio, tu cliques ici.

En Hertfordshire, vivent le couple Bennet et leurs filles. Un jour, Mr Bingley, un riche jeune homme célibataire, s’installe dans un domaine proche du leur avec ses deux sœurs et un ami. Mrs Bennet y voit là une occasion de marier l’une de ses cinq filles.

Paru en 1813, le roman se déroule dans la bourgeoisie anglaise et est destiné aux jeunes filles. Comme on peut se l’imaginer, il s’agit d’une romance entre jeunes filles de bonnes familles et parfaits gentlemen.

A l'instar d'Emma, on retrouve ici une lecture très lente où il ne se passe que peu de choses. Si l'on devait résumer le livre, cela serait rapide! Pour ce que je peux en juger avec ce deuxième ouvrage, il s'agit bien du style de l’auteur (d'ailleurs, saviez-vous qu’elle a écrit le livre à 21 ans?). Cela correspond également à l'époque et les jeux de l’amour, de la séduction et du mariage sont bien différents aujourd’hui. Cette lecture contient très peu d’action et surtout beaucoup de réflexions sur les divers protagonistes, sur leur caractère ou les impressions qu’ils donnent. En fait, le roman porte bien son titre!

Cependant, malgré un début difficile, on s’attache très vite aux personnages et on se prend à l’histoire qu’il est triste de quitter en tournant la dernière page. J’ai aimé m’identifier aux personnages et principalement à l’héroïne et j’ai aimé cette histoire d’amour et son déroulement, très prévisible, qui serait quelque peu incongru à notre époque. C’est un roman très idéalisé et très «bisounours» mais qui reste agréable à lire. On peut y entrevoir une certaine critique de l’époque par rapport aux calculs et affaires prévu dans les mariages et à l'importance de la richesse et du statut social.

NB : J’ai imaginé un moment lire ce roman en anglais mais le vocabulaire utilisé est d’époque et plutôt soutenu. Je ne pense pas avoir encore le niveau pour cela!

En bref, peut-être un peu lent mais une romance bien sympathique et des personnages avec qui on aime partager l’histoire.

Orgueil et préjugés de Jane AUSTEN
C.E. BROCK - 1895

PS : Du coup, j’ai envie de tenter "Persuasion" ou "Raison et Sentiments"! Qui l’aurait cru?! Amélie, si tu passes par là, dis-toi qu’un jour on pourra aller à Bath, ça me ferait plaisir!

Bonne lecture!Signature Gloewen

 

Posté par Le coffre de Gloewen et Scrat à 12:38 - - Permalien [#] - Bafouilles [20]
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Vipère au poing de Hervé BAZIN - Avis littéraire

samedi 17 mai 2014

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre Classique que vous connaissez sûrement, au moins de nom : Vipère au poing d’Hervé BAZIN.

Ce livre a été écrit en 1947 et envoyé chez l’éditeur dès janvier 1948. Son succès fût immédiat. C’est une fiction mais elle est très très largement inspirée de son enfance dans les années 1920.

Hervé Bazin Vipère au poing   Vipère au poing Hervé Bazin
Editions Grasset - 249 pages
Editions Le livre de poche
- 255 pages

Editions Naïve - 5 heures 38

Le livre commence avec une anecdote. Jean Rezeau, un petit garçon, attrape par le cou une vipère dormant au soleil. Il la tue avec sa petite main et la ramène chez lui. Sa famille et les serviteurs croyant la bête en vie sont effrayés. C’est une image mais elle dit beaucoup du livre.

Il y a ensuite une sorte de petite introduction où l’auteur nous parle de la famille de Jean, ses ancêtres et leur statut (qui ressemblent étrangement à ceux de sa famille, les noms ont à peine été modifiés). C’est un peu lent et fastidieux, il faut s’accrocher.
  

Puis, l’histoire commence enfin.

   Jean et son frère Fernand vivent avec leur grand-mère dans le domaine familial de la Belle-Angerie. Leurs parents ne vivent pas avec eux, ils sont de l’autre côté du monde en Chine. Mais tout ça va changer le jour où la grand-mère décède.
   En effet, ses parents reviennent habiter au manoir et ramènent avec eux un petit frère. La mère est sèche et autoritaire et le père effacé. Dès le premier instant, le ton est donné. Il va y avoir de nouvelles règles et elles seront dures et rigides.

Ce roman nous présente l’évolution de Jean et la façon dont il se construit dans un cadre difficile plein de haine. Paule Pluvignec, cette mère retrouvée est étroite d’esprit, autoritaire, avec de vieux principes figés et avare de sentiments. A l’instar de ses fils, nous la détestons tout de suite. Elle est souvent injuste et abusive et, même si leur père Jacques Rezeau n’est pas vraiment d’accord avec elle, il préfère se taire et éviter la confrontation.

Tout au long du livre, nous assistons à la colère et la révolte du garçon et, même s’il elle n’est pas toujours physique, il y a beaucoup de violence dans ce livre et certains passages sont difficiles. Par moment, on se trouve même mal à l’aise.

Cependant, il y a quand même quelques scènes et tournures assez drôles.

Ce n’est pas un roman facile à lire. Il est d’une autre époque et le vocabulaire a changé. Malgré cela, l’histoire reste très parlante et trouve un écho au fond de nous.

Dès qu’elle ouvre la bouche, j’ai l’impression de recevoir un pied au cul. Ce n’est pas étonnant avec ce menton en galoche.

(Hervé BAZIN – Vipère au poing)

Pour ma part, je l’ai emprunté à la médiathèque en livre audio car je n’étais pas sûr de réussir à le lire (je crois avoir déjà tenté de le lire il y a quelques années sans succès). C'est Pierre VANECK qui a prêté sa voix à l'histoire. Il était très doué pour faire passer les sentiments et les émotions.

Selon moi, c’est surtout dans le début du livre qu’il faut s’accrocher. Une fois qu’on est entré dans l’histoire, on a envie de connaître la suite car elle est très prenante et il y a beaucoup de leçons à en tirer.
  

En bref, je n’ai pas adoré ce roman mais je peux dire qu’il m’a touché. C’est un classique à lire au moins une fois dans sa vie.
  

[Spoiler] (pour ceux qui ont lu le bouquin et qui voudraient en discuter)
Dans le début du roman, on s’attache beaucoup à Brasse-Bouillon et à son frère, on est de leur côté. Face à eux, et il y a Folcoche, c’est l’ennemi, le diable en personne. A la fin du roman j’étais mal à l’aise vis à vis de Brasse-Bouillon. Folcoche, c’est l’ennemi… et Brasse-Bouillon? Finalement, c’est comme si on relativisait. Le jeune garçon a changé est n’est pas devenu un tendre. Brasse-Bouillon sait que les choses qu’il fait ne sont pas toujours bonnes mais il les fait quand même. Ils sont un peu pareils tous les deux et, par son attitude, Folcoche l’a en quelques sortes gâché. Il n’est plus que Haine.
[/Spoiler]

 

NB : Il y a deux adaptations cinématographiques de Vipère au poing (que je n'ai pas vues) :

1971 - Réalisée par Pierre Cardinal, avec Alice Sapritch ("La Vielle" dans "La folie des grandeurs") dans le rôle de Folcoche. Vipère au poing Pierre de Broca
2004 - Réalisée par Philippe de Broca, avec Jacques Villeret jouant Jacques Rezeau et Catherine Frot qui y interprète Folcoche. Vipère au poing Philippe de Broca

Bonne lecture!Signature Gloewen